A travers ses conseils, Me Hippolyte Meli, Me Emmanuel Simh, et Me Sother Menkem, le président national du Mrc s’enquiert de la suite réservée à sa plainte déposée le 17 mars 2020 contre le Maréchal de Logis-chef, sieur Ngwe Jean Fils et autres.

Par Florentin Ndatewouo

Jusqu’à présent, Maurice Kamto n’est pas encore fixé sur la suite réservée à sa plainte. Ainsi, il adresse une correspondance le 11 mars de l’année en cours, au Secrétaire d’Etat à la Défense (Sed), en charge de la Gendarmerie nationale, Galax Yves Landry Etoga. Le but recherché est de prendre connaissance du sort réservé à la plainte déposée en date du 17 mars 2020 dans l’affaire Maurice Kamto contre Ngwe Jean Fils et autres.

Maurice Kamto  reproche au Maréchal de Logis-chef, sieur Ngwe Jean Fils, et deux autres personnes non identifiées, ainsi que  tout autres complices ou coauteurs, nombre de griefs. Il s’agit de la « tentative d’assassinat, port dangereux d’une arme à feu, violation de consigne, et toutes infractions que l’enquête révèlera. »

Par le truchement de ses conseils, Me Hippolyte Meli, Me Emmanuel Simh, Me Menkem Sother, Maurice Kamto demande l’ouverture d’une enquête judiciaire militaire contre les mis en cause, « et les interpeller, les poursuivre au besoin pour sauvegarder les droits du plaignant… »

Galax Yves Landry Etoga, Secrétaire d’Etat à la Défense (Sed), en charge de la Gendarmerie nationale, en visite de travail

La plainte est consécutive à une tournée politique effectuée par le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Le 13 mars 2020, Maurice Kamto se rend dans la ville de Garoua, région du Nord. Son cortège est escorté depuis l’entrée de la ville par des mototaximen volontaires.

« (…) il est constant que les suspects agissant de concert, avaient l’intention manifeste monsieur  , d’attenter à la vie du plaignant à l’aide d’une arme. »

Chemin faisant, l’attitude d’un groupe de trois personnes inconnues parmi les mototaximen attire l’attention  des agents de sécurité : « l’un conduisait la moto, l’autre faisait semblant de prendre des photos et le troisième tenait sa hanche d’une main.  Que lorsque ces trois personnes déjà suspectes  rapprochaient anormalement du véhicule du plaignant, les personnes en charge de sa sécurité se sont rendues compte de ce qu’un des suspect (celui qui tenait sa hanche d’une main) portait une arme à feu pointée vers lui et prêt à dégainer », relatent les avocats de Maurice Kamto.

Alerté, le chauffeur du véhicule ayant à son bord Maurice Kamto ainsi que  celui de l’autre véhicule du cortège vont brusquement freiner. Conséquence, la motocyclette des suspects  perd le contrôle : « la perte de contrôle de leur engin a fait tomber ceux-ci et les éléments de sa sécurité personnelle ont maitrisé le porteur d’arme ; Que neutralisé et puis interpelé, le porteur d’arme s’est avéré être le Maréchal de Logis chef de la Gendarmerie, identifié sous le nom de Ngwe Jean Fils ; » Les conseils du plaignant note que « l’autre aussi neutralisé a déclaré être Adjudant de Gendarmerie sans décliner son identité, le dernier a pris la fuite au moment où la garde rapprochée neutralisait Ngwe Jean Fils et le déclaré Adjudant de Gendarmerie. »

Pour les avocats de Maurice Kamto, « (…) il est constant que les suspects agissant de concert, avaient l’intention manifeste monsieur  , d’attenter à la vie du plaignant à l’aide d’une arme. » Le 17 mars prochain, la plainte déposée par les avocats de Maurice Kamto aura durée  01 an sans suite.

Parallèlement, ses conseils ont adressé une autre correspondance à madame la présidente du Tribunal militaire de Yaoundé. Cette dernière porte sur la réclamation des suites réservées à la requête aux fins de dessaisissement-remplacement du juge d’instruction monsieur Bias Joel Albert déposée en date du 24 février 2021 dernier.