L’ex directeur général de l’Agence de Régulation des Télécommunication (Art), et l’une de ses collaboratrices ont choisi de déposer sous serment. Au cours de ses réquisitions intermédiaires en date du 19 février dernier, le ministère public a une fois de plus présenté les faits reprochés aux accusés.

Par Florentin Ndatewouo

Jean Louis Beh Mengue, et dame Maryamou  ne reconnaissent pas le faits qui leur sont reprochés. Ainsi, ces accusés plaident non coupables. Au cours de l’audience du 19 février dernier, les mises en cause ont choisi de déposer sous serment.

Les autres accusés, Gaston Eteta’a Ntonga et Marie Ngono ont pris la poudre d’escampette. Pour les avocats de l’Etat du Cameroun, cela prouve qu’ils n’ont aucun argument à faire valoir. « Nous pensons qu’au vu des éléments que le ministère public a présentés, ces éléments sont de nature à justifier le procès contre ceux qui sont en fuites. »  Me Essiane estime que « les charges sont suffisamment réunies pour que les accusés dans le box puissent présenter leur défense. » Au soutien de sa plaidoirie : l’audition d’un « témoin clé ». Il s’agit de  sieur Bakoua Bakoua Jovani Stéphane, l’un des participant à la mission de contrôle du Conseil supérieur de l’Etat (Consupe) à l’Agence de Régulation des Télécommunications (Art). Outre l’EXAMINATION-IN-CHIEF du témoin du ministère public, le représentant du parquet général a produit des documents. Ces documents ont été admis au dossier de procédure comme pièces à conviction.

« Lorsque vous voyez « ancienneté nouvelle », « fond de souveraineté », cela invite aux questionnements…”

A la suite de Me Essiane, Me Ndjodo observe : « Lorsque vous prenez les différentes infractions qui ont été retenues contre les accusés, cela effraie. Cela effraie parce que vous voyez des concepts qui n’ont pas été prévus par la loi. » Le deuxième conseil de l’Etat du Cameroun dans cette affaire poursuit : « Lorsque vous voyez « ancienneté nouvelle », « fond de souveraineté », cela invite aux questionnements. Est-ce qu’un directeur général a droit aux fonds de souveraineté ? Madame la présidente, vous parcourrez tous les livres de finance publique et la réponse sera négative. »  

Ce dernier estime comme son prédécesseur que le Tribunal devrait  permettre aux accusés de présenter leurs défenses. Ceci, en accord avec les dispositions de l’article 366 du Code de procédure pénal (Cpp).

Ces interventions ont lieu après les Réquisitions intermédiaires de l’avocat général. Au cours de sa prise de parole, le représentant du parquet général a rappelé les faits reprochés aux accusés. L’audience a été suspendue, et la cause renvoyée aux 6 et 9 avril prochains.

Dans le cadre de cette affaire, Jean Louis Beh Mengue, Maryamou épouse Idrissou, Eteta’a Ntonga Gaston Michel, Ngono Anne Marie, sont accusés d’infractions de détournement de biens publics et complicité.

Jean Louis Beh Mengue annonce la production des pièces au Tribunal, ainsi que  l’exploitation des documents versés au dossier de procédure.