L’ong fait savoir que le commandant de la Brigade territoriale indique qu’aucun motif ou infraction n’a été retenu contre le mis en cause.

Par Florentin Ndatewouo

Le Mandela International Center exige du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Maroua, la libération immédiate de sieur Grema Hassam. Grema Hassam est détenu à la Brigade territoriale de Mora, région de l’Extrême-nord. Il y séjourne depuis le 07 avril dernier, date de son arrestation. Selon le Mandela International Center, Grema Hassam est arrêté par les éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir). Cette arrestation est consécutive à son interpellation en début du mois d’octobre 2015. Le  21 octobre 2015, Grema Hassam est écroué à la prison principale de Kondengui, pour « non dénonciation d’actes de terrorisme ». Il est acquitté le 15 février 2021 par le Tribunal militaire de Yaoundé suivant l’ordre de mise en liberté N°220/HA/CG/TMY du commissaire du gouvernement. Ceci, après 06 ans de détention « arbitraires et abusives ».

Grema Hassam est à nouveau interpellé, puis détenu à la Brigade territoriale de Mora, malgré la présentation du  bulletin de levée d’écrou signé le 15 février de l’année en cours par la régisseur de la prison principale de Yaoundé, sieur Ipuni Max Albert Stéphane Mbody. « joint au téléphone par le Mandela International Center, le commandant de la brigade territoriale de Mora, l’adjudant-chef Mbirvi Abdoulaye affirme qu’aucun motif ou infraction n’a été retenu contre le jeune Grema Hassam, et que le bulletin de levée d’écrou montre qu’il vient d’être élargi de la prison principale de Yaoundé et que selon les instructions du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Maroua, il ne dispose d’aucun pouvoir pour libérer un suspect mis à sa disposition par l’armée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans l’Extrême-nord», note Jean Claude Fogno, secrétaire exécutif permanent du Mandela international Center.    

Dans son bulletin d’alerte N°114/MCI, le Mandela Center affirme que Grema Hassam a été l’objet « des actes de  torture et des traitements cruels, inhumain et dégradants de la part des éléments de la force de défense et de sécurité camerounaise. » Pour l’organisation non gouvernementale (Ong) à statut consultatif spécial auprès des Nations Unies, « il s’agit clairement d’une arrestation illégale, sans aucun mandat ni titre de justice suivie d’une détention arbitraire qui est une violation du droit à la liberté et s’inscrit dans le non-respect du droit national et des standards internationaux auxquels la République du Cameroun a librement souscrits. » Le Mandela International Center attribue la responsabilité de tous ces faits à l’Etat camerounais.