Le témoin du ministère public est contre-interrogé par Me Ayissi Atangana, avocat de l’accusé Augustin Mboutou.

Par Florentin Ndatewouo

Me Atangana Ayissi, avocat de sieur Augustin Mboutou.

Vous avez déclaré que les irrégularités retenues à l’encontre de sieur Augustin Mboutou nécessitaient des enquêtes supplémentaires. Quelle en était la portée ?

Joseph Mpouli Mpouli

Je reprécise qu’effectivement, les irrégularités retenues par la mission de contrôle nécessitaient des investigations supplémentaires avant d’aboutir à des conclusions.

Me Ayissi

Ces investigations supplémentaires que vous estimiez nécessaires ont-t-elles eu lieu ?

Joseph Mpouli Mpouli

A mon avis, ces investigations supplémentaires ont eu lieu au regard des décisions survenues lors de la comparution de monsieur Mboutou Augustin devant le conseil de discipline budgétaire de l’université. Ceci a abouti à des conclusions totalement et radicalement différentes dans la mesure où se sont les experts du Consupe qui ont mené ces investigations. Je voudrais ajouter s’il y a lieu, il y a encore beaucoup à redire même sur les conclusions du conseil de discipline parce que, qu’il s’agit uniquement des fautes de gestion qui en principe techniquement ne nécessitaient pas tel que cela est présenté dans les conclusions du conseil de discipline. Techniquement, il y aurait encore à redire sur les fautes qui ont été retenues. Cet argent n’est pas entré dans les poches du mis en cause.

Me Atangana Ayissi

Les investigations supplémentaires dont vous faites état ont-t-elles fait l’objet d’un rapport ?

Joseph Mpouli Mpouli

La première a fait l’objet d’un rapport. Il y a eu un second niveau d’investigation au regard du passage du mise en cause devant le conseil de discipline.

Me Ayissi

Est-ce que d’après vous, le deuxième rapport a repris la totalité des griefs des irrégularités, ou alors, a-t-il laissé certains griefs de côté ?

Joseph Mpouli Mpouli

 Je m’en vais expliquer la procédure au niveau du conseil de discipline. Lorsque le conseil est saisi par l’autorité compétente, elle notifie à travers un rapporteur, notifie le mis en cause des griefs qui sont retenus dans le rapport de base. Par la suite, le rapporteur, accompagné le cas échéant des autres mène des investigations supplémentaires afin de confirmer ou pas les irrégularités retenues à l’encontre du mis en cause. Dans la mesure où le rapporteur n’est pas tenu absolument par les conclusions du rapport. En ce qui concerne le cas de monsieur Mboutou Augustin, les irrégularités retenues  par le rapporteur qui était chargé de l’instruction sont différents des conclusions de base. A mon avis, c’est ce rapport du conseil de discipline budgétaire et financière qui fait foi. Je tiens encore à préciser qu’il s’agit ici exclusivement des fautes de gestion et non les distractions de fonds.