Lors de son passage devant la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale le 30 novembre dernier, Gabriel Dodo Ndocke a également parlé du développement de l’industrie pharmaceutique locale. Ceci, en valorisant la médecine traditionnelle et le patrimoine thérapeutique national.

Par Florentin Ndatewouo

“Nous rêvons d’un sous-secteur où les investisseurs se bousculent pour l’implantation d’usine de transformation de telle ou telle matière première, d’un Cameroun où les industries transforment 50% de nos matières premières minières, agricoles, forestières et où au moins 15% de nos minerais sont transformés localement”, envisage le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt). Lors de son passage devant la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale le 30 novembre dernier, Gabriel Dodo Ndocke a défendu l’enveloppe budgétaire allouée à son département ministériel. Le montant de cette dotation budgétaire est de 9 milliards 496 millions Fcfa. Il est réparti ainsi qu’il suit :
Budget d’investissement public : 3 milliards 973 millions Fcfa
Budget de fonctionnement : 5 milliards 523 millions Fcfa.

Nombre de chantiers sont inscrits dans l’agenda des activités du Minmidt pour l’exercice 2021, à savoir :

-Poursuivre la maturation et la priorisation des grands projets transformateurs de la Stratégie Nationale de Développement 2030 en mettant un accent particulier sur ceux devant permettre l’essor de l’agro-industrie;

-Développer l’industrie pharmaceutique locale en valorisant la médecine traditionnelle et le patrimoine thérapeutique national. “Le processus de contractualisation d’un consultant en vue de l’élaboration d’une stratégie de développement de l’industrie pharmaceutique est en cours”, dixit le Minmidt;

-Mettre en œuvre de manière coordonnée les différents piliers du Pdi ( Plan directeur d’industrialisation) en veillant à une plus grande transformation des matières premières locales et des produits de consommation de masse, notamment, dans le domaine de l’agro-industrie, du textile, des mines, de la métallurgie et de l’industrie pharmaceutique et biomédicale;

-Achever et opérationnaliser les premières zones économiques prioritaires notamment à Douala, Kribi, Limbe et Maroua.

la finalisation des négociations et la signature d’une Convention Minière pour l’exploitation du fer de la Lobé à Kribi, l’exploitation du Marbre de Bidzar et de Biou dans la Région du Nord, l’exploitation de la bauxite de Minim, Martap et Ngaoundal.

la relance de la SCAN; le développement du technopôle bois sur le site de l’Ex-cellucam; le suivi de la mise en œuvre du plan de restructuration des entreprises stratégiques (ALUCAM, CICAM) et la mise à niveau des entreprises privés ; la restructuration de la Société Nationale d’Investissement (SNI), figurent au rang des actions à mener au plan industriel par le Minmidt pour l’exercice 2021.

Dans le cadre de l’exploitation des ressources minières, Gabriel Dodo Ndocke annonce “la finalisation des négociations et la signature d’une Convention Minière pour l’exploitation du fer de la Lobé à Kribi, l’exploitation du Marbre de Bidzar et de Biou dans la Région du Nord, l’exploitation de la bauxite de Minim, Martap et Ngaoundal.” A cela s’ajoute l’attribution d’un permis d’exploitation de la petite mine d’or de Colomine à la société CODIAS S.A et le début des travaux de construction de la mine.

La présentation des chantiers pour l’exercice 2021 est consécutive à l’exposé sur le niveau de mise en œuvre des activités du Minmidt au cours de l’année 2020. Dans son intervention, Gabriel Dodo Ndocke a énuméré les difficultés rencontrées au cours de l’année. Ces obstacles concernent le domaine sanitaire, institutionnel, et financier. Sur le plan sanitaire, le Minmidt note que “L’activité de levé géophysique aéroportée a été suspendue. Son taux d’exécution est de 96%.
La crise a également causé la chute de la production des sociétés engagées dans l’exploitation artisanale semi-mécanisée et par voie de conséquence la baisse des recettes minières, notamment la collecte de l’impôt synthétique.”
En dépit de ces goulots d’étranglement, le patron de ce département ministériel a fait preuve d’optimisme devant la représentation nationale, relativement à la réalisation des activités inscrits dans le budget 2021.