Au rang des résolutions adoptées au terme des travaux tenus hier 19 novembre, figure également le privilège accordé au vaccin de routine en lieu et place de l’organisation des campagnes de sensibilisation.

Par Florentin Ndatewouo

Définir et mettre en œuvre le processus de production locale de vaccins de première nécessité “MADE IN CAMEROON” pouvant couvrir l’ensemble de la sous-région. Mettre en place les mécanismes internes de financement de la vaccination en vue de renforcer la souveraineté nationale en matière de vaccination. Ainsi se présentent les mesures annoncées en matière d’indépendance vaccinale. Au cours d’un atelier tenu hier 18 novembre à l’hémicycle de l’Assemblée nationale au palais des congrès de Yaoundé, des résolutions ont également été adoptées. Lesdites résolutions se rapportent:

  • A la stratégie d’adhésion et de communication ;
  • Au renforcement des capacités ;
  • Aux mesures législatives et réglementaires.

En matière de stratégie d’adhésion et de communication, la représentation milite pour l’organisation des causeries éducatives avec les associations et communautés de tout genre sur la vaccination. Les députés entendent : “concevoir et mettre en œuvre un plan de communication dynamique plus adapté et simplifié en direction des populations en tenant compte de tous les instruments de communication, en vue d’un retour à la confiance sur la vaccination.”

Des actions sont prévues en matière de renforcement des capacités. Au rang de celles-ci, figure l’introduction dans les programmes scolaires des modules sur la prévention des maladies par la vaccination. A cela s’ajoute le privilège accordé au vaccin de routine en lieu et place de l’organisation des campagnes de sensibilisation.

L’accélération du processus de mise en place de la couverture santé universelle, le renforcement et l’actualisation du cadre juridique, relatif à l’encadrement scientifique et logistique de la vaccination sont retenus comme mesures à implémenter aux plans législatif et réglementaire. Ces résolutions se greffent au projet de renforcement de la loi de 1964 sur la protection de la santé publique, en “définissant les vaccinations et fixant l’exigence de présentation du carnet de vaccination à jour comme condition pour l’inscription à l’école.”