Une étude conjointe du Bureau national de l’état civil (Bunec), et le Fond des nations unies pour l’enfance (Unicef), présentée au cours d’une séance plénière tenue ce 16 novembre à l’Assemblée nationale sur la question indique que 40 000 enfants n’ont pas été à même de présenter l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) dans la région de l’Extrême-Nord.

Par Florentin Ndatewouo

Le défaut d’acte de naissance est un phénomène qui persiste au Cameroun. 40 000 enfants n’ont pas été à même de présenter l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) dans la région de l’Extrême-Nord. Selon une étude conjointe menée par le Fond des nations unies pour l’enfance (Unicef) et le Bureau national de l’état civil (Bunec) pour la période 2018-2019, 378 962 enfants ne disposent pas d’actes de naissance au cycle primaire. L’exemple de la région de l’Extrême-Nord, la plus touchée par le phénomène, rend compte de la situation. Une situation qui est liée à nombre de facteurs, à savoir :

  • Les barrières culturelles ;
  • L’alphabétisation ;
  • Les préjugés sexistes;
  • L’absence de simplification du système d’enregistrement et de reconstitution ;
  • L’éloignement des Centres d’état civil dans les zones rurales ;
  • Les lourdeurs administratives.

Face à la persistance de ce phénomène, la représentation nationale a organisé ce 16 novembre à hémicycle au palais des congrès de Yaoundé, une séance plénière sur la question. Le but étant entre autres, de :” faire un état des lieux sur la problématique de l’établissement de l’acte de naissance ; sensibiliser la différentes parties prenantes quant à l’importance de moderniser le système d’état civil…” Au cours des échanges, le représentant du ministre de l’éducation de Base, Laurent Serges Etoundi Ngoa, a émis des pistes de solutions.

Pour sa part, l’honorable Koupit Adamou, député de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) propose des solutions à la fois “préventives, et curatives“.

La séance plénière organisée ce jour à l’Assemblée nationale sur la problématique de l’établissement des actes de naissance nourrit nombre d’attentes. Il s’agit, entre autres, de :

  • Promouvoir l’augmentation du taux d’enregistrement des naissances ;
  • Envisager une réforme en profondeur du fonctionnement du système national de l’état civil ;
  • Envisager un service public et gratuit à l’état civil.”

La réalisation desdites attentes est tributaire de la disponibilité ainsi que la capacité des pouvoirs législatif et exécutif, à traduire en actes, les résolutions arrêtées au terme de ces échanges.