Par Blanche Diem
Les sièges en attente des différentes parties, des avocats qui faisaient des allez et retour dans la salle d’audience et à l’extérieur. Tel est le constat hier 24 septembre aux environs de 7h45 dans l’enceinte du Tribunal de première instance D’Ekounou. Plus d’une trentaine d’affaires sont inscrites au rôle de la séance correctionnelle de flagrant délit du jour. L’ouverture des débats a eu un décalage du fait des témoins. Ces derniers n’ont pas répondu à l’appel. « Madame la juge, mon témoin a dit qu’il ne pouvait pas se présenter aujourd’hui à moins qu’il ne reçoive une convocation du tribunal », déclare la partie civile. L’article 40 de la loi du 27 juillet 2005 portant code de procédure pénale évoque la citation comme la sommation à comparaître devant une juridiction. Ce document est délivré par l’exploit d’un huissier à un inculpé, un prévenu ou un accusé, aux témoins. L’article 41(3) dispose :“la citation délivrée à un témoin doit également mentionner que la non-comparution,le refus de témoigner et le faux témoignage dont punis par la loi”.

C’est la première audience que tient Madame Noah Zambo Marie Bruno Arlène dans ce tribunal. Au sortir de ce procès, elle a reçu des félicitations de ses collègues et les encouragements de la société, représenté par le ministère public. Au cours de l’audience, l’observation des mesures barrières était au rendez-vous. Le port du cache-nez et le respect de la distanciation sociale d’un mètre était visible. Les prochaines dates d’audiences en sa compagnie sont programmées les 22, 24 octobre et le 26 novembre prochains.