D’après Me Christopher Ndong, secrétaire général de cette formation politique, des militants et sympathisants sont privés de visites et soins médicaux.

Par Florentin Ndatewouo

 « Ce matin, le conseiller et porte-parole  de Maurice Kamto, Bibou Nissack a été appréhendé chez lui comme un bandit de grand chemin par les policiers. Dans le Littoral, à Douala, nous dénombrons plusieurs morts, de nombreux blessés dont certains grièvement suite aux tirs à balles réelles des forces de défense et de sécurité au service de la tyrannie. » Ainsi, Christopher Ndong, dresse un bilan provisoire des marches du 22 septembre dernier. Le secrétaire général du Mouvement pour la renaissance du Cameroun fait savoir que plus  de 100 Camerounais ont été violemment interpellés dans plusieurs villes du pays. Cependant, leurs lieux  de détention respectifs restent inconnus.

Dans un communiqué daté du 22 septembre, Me Christopher Ndong ajoute que les responsables locaux du Mrc dans le département du Moungo, région du Littoral ont été séquestrés à leur domicile. « En outre, au Sud, notamment à Sangmélima, les manifestants ont été molestés, humiliés et forcés de chanter pour Paul Biya par des policiers. De nombreux citoyens ont été arrêtés avant même les manifestations d’aujourd’hui et sont détenus depuis plusieurs jours au Sed (Secrétariat d’Etat à la Défense Ndlr)  à Yaoundé  et à la Pj (Police judiciaire Ndlr) à Douala privés de toutes visites, sans alimentation ni soins médicaux. »

« Toute personne arrêtée bénéficie de toutes les facilités raisonnables en vue d’entrer en contact avec sa famille, de constituer un conseil, de rechercher les moyens pour assurer sa défense, de consulter un médecin et recevoir des soins médicaux, et de prendre les dispositions nécessaires à l’effet d’obtenir une caution ou sa mise en liberté.»     

En matière de détention, le code de procédure pénal camerounais  du 27 juillet 2005 son article  31 souligne que, celui qui procède à une arrestation doit permettre à un tiers d’accompagner la personne arrêtée afin de s’assurer du lieu où elle est conduite.  

L’article 37 de la même loi ajoute : « Toute personne arrêtée bénéficie de toutes les facilités raisonnables en vue d’entrer en contact avec sa famille, de constituer un conseil, de rechercher les moyens pour assurer sa défense, de consulter un médecin et recevoir des soins médicaux, et de prendre les dispositions nécessaires à l’effet d’obtenir une caution ou sa mise en liberté.»     

Tout en rendant le gouvernement responsable de la disparition des personnes arrêtées dans le cadre des marches du 22 septembre dernier, le Mrc condamne ces arrestations et demande la libération immédiate des détenus.

Le Mrc n’entend pas lâcher prise. Le learder de cette politique a, dans un communiqué rendu publique ce jour inviter les responsables des autres formations politiques,  ainsi que les acteurs de la société civile à une union sacré autour de l’appel au départ du président de la République Paul Biya. Maurice Kamto dit cependant être ouvert au dialogue. Il appelle une fois de plus à la réforme du système électoral, non sans envisager un débat sur la question du fédéralisme.