Cette décision du président de la collégialité commise à cet effet est partie liée aux changements survenus au terme de la session du Conseil supérieur de la magistrature tenue le 10 août dernier. Lesquels ont abouti à la mise en retraite d’un assesseur.

Par Florentin Ndatewouo

Les changements opérés  lors de la session  du Conseil supérieur de la magistrature tenue le 10 août dernier appellent un réajustement dans le mode de fonctionnement quotidien de la maison justice. Le Tribunal criminel spécial (Tcs) n’échappe pas à cette donne.  Ce  vendredi 28 août, il est prévu  la suite de l’affaire qui oppose l’Etat du Cameroun aux accusés Emmanuel Leubou, Amadou Haman, Aissatou Boullo Bouba, Célestina Nkeng Lefang, Mefiro Pempeme Inoussa. Le tribunal leur fait grief des faits de  détournement  de biens publics (Dbp), coaction et complicité de Dbp. Les mises en cause ont tous répondu présent. Aux côtés des membres des familles et proches, ils devront attendre plus de deux heures de temps pour enfin voir le président du tribunal se présenter. Après avoir parcouru le plumitif, le président de la collégialité prend la parole : « Suites au récentes nominations, il y a eu des changements ici au Tribunal criminel spécial. Un membre de la collégialité a été admis à faire valoir ses droits à la retraite. L’autre membre est indisponible, voilà pourquoi vous avez pu le constater, je suis seul aujourd’hui. » A la suite de ces propos, le président de la collégialité renvoie l’audience à la date du 20 octobre prochain, « pour composition régulière du tribunal, poursuite de l’Examination in Chief, et l’audition des témoins. »

La dernière audience de Emmanuel Leubou et compagnie date du 23 juillet 2020. Cette audience a été consacrée à l’audition d’un témoin. Pierre Sekene a été entendu au regard de la fonction de Trésorier payeur général qui l’a occupée à l’époque des faits.

Les changements à l’issu de la session du Conseil supérieur de la magistrature sont également à l’origine de la mutation observée à la tête du Tcs. L’ancien président Emmanuel Ndjere s’est vu remplacé par Annie Noelle Bahaoui. Il occupe désormais le poste de conseiller à la cour suprême.    

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