Entendu le 19 août au Tribunal de première instance d’Ekounou à Yaoundé, Joseph Fouda accuse par ailleurs Michel Atanagana des faits de trouble de jouissance.

Par Blanche Diem

 Menace de mort, atteinte à la propriété foncière (depuis 2012), destruction et rébellion (depuis janvier 2017). Tels sont les faits qui mobilisent la présence de Joseph Fouda Mani au Tribunal de première instance (Tpi) d’Ekounou ce 19 août. Le plaignant accuse par ailleurs son oncle Michel Atangana « de trouble de jouissance (depuis 1994, une situation qui persiste jusqu’à cette date). « J’ai hérité des maisons qui appartenaient à ma mère depuis 1994. Mais, jusqu’aujourd’hui, mon oncle continue de percevoir les loyers. Or, il a été expulsé des lieux », déclare Joseph Fouda Mani. Il ajoute qu’en 2018, le mise en cause a  fait irruption chez lui « et a détruit la porte centrale, posé les points de soudures et détruit le mur de séparation ».  L’affaire a été mise en délibéré pour le 16 septembre 2020.     

                

Modèle de titre foncier

« Je jure de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. » Ainsi, le père d’Estelle Yamani Pefeudjie décide de faire des déclarations sous serment  au Tpi d’Ekounou ce 19 août. Celui-ci représente sa fille absente, constituée partie civile. Dans cette affaire inscrite au rôle n°25, Estelle Yamani Pefeudjie accuse  Patrice Jose Fouejeu Gueguim, des faits de « destruction de borne et clôture », « atteinte à la propriété foncière ». Lors des échanges, le demandeur déclare avoir acheté un terrain de 400m2 sur lequel le prévenu a entamé des constructions. « Madame la présidente du tribunal, grande était notre surprise de descendre sur les lieux et de constater que Monsieur Fouejeu a détruit la borne et la clôture. Après ce constat, nous avons fait appel aux huissiers», déclare le père de Estelle Yamani, plaignante.

Les avocats des deux parties se sont exprimés. Ensuite, le  prévenu choisi de s’exprimer sous serment. Dans le cadre de cette affaire, la partie civile ne dispose pas du titre foncier du terrain querellé jusqu’à date. Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a déploré l’absence de ce document dans le dossier.  L’affaire est renvoyée au 16 septembre 2020 pour la poursuite des débats.