Devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée national ce 05 juin, Louis Paul Motaze fait savoir que ce montant est destiné au financement de 08 projets. Il s’agit notamment de la poursuite de la mise en œuvre du plan global de riposte pour la lutte contre le corona virus et ses répercussions économiques et sociales.
Par Florentin Ndatewouo

Louis Paul Motaze, ministre des Finances exposant sur l’orientation budgétaire 2021 devant la commission des finances et budget de l’Assemblée nationale, Yaoundé/05/07/2020.


L’élaboration du projet de loi de finances 2021 est en gestation. Ce samedi 5 juillet, le ministre des Finances (Minfi) présente à l’Assemblé nationale, les lignes directrices du Document de programmation économique et budgétaire (Dpeb). Outil servant de cadre de référence à la conception de la loi de Finances pour l’année prochaine, ledit document comporte les orientations stratégiques et les perspectives budgétaires pour la période 2021-2023. Devant la Commission des finances et du budget de la chambre basse du parlement, Louis Paul Motaze note que « Les projections des ressources totales du budget général en 2021 sont de 4909,2 milliards, en hausse de 202,1 milliards en valeur absolue et 4,3% en valeur relative par rapport à 2020. Entre 2022 et 2023, ces ressources s’établiraient à 5009,1 milliards. »
Le budget 2021 est destiné au financement de 08 projets, à savoir :
-La poursuite de la mise en œuvre du plan global de riposte pour la lutte contre le corona virus et ses répercussions économiques et sociales ;
-La finalisation de la mise en service des grands projets de premières générations ;
-La réalisation du plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions affectées par les crises sécuritaires en particulier celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;
-L’accélération du processus de décentralisation ;
A cela s’ajoute :
-La poursuite de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle et de la politique du livre unique ;
-Le maintien de la veille sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national ;
L’organisation de la Can ( Coupe d’Afrique des nations) ;
-La mise en œuvre des réformes structurelles visant à maintenir le Cameroun sur le chantier de l’émergence à l’horizon 2035 notamment celles en faveur de l’opérationnalisation de la politique d’import substitution.
Les projections des ressources totales du budget général en 2021 s’appuient sur les recettes pétrolières, les recettes non pétrolières, les dons, les ressources de financement de l’État.  Les recettes pétrolières sont projetées à 303,3 milliards en 2021 en hausse de 33,3 milliards (+12,3%) par rapport à 2020. Ceci, « du fait de la légère remontée du prix mondial du baril de pétrole entre ces deux exercices, avec une production pétrolière quasiment stable. A moyen terme, ces recettes s’établiraient à 269,5 milliards entre 2022 et 2023, soit une diminution de 33,5 milliards (-11,1%), en rapport avec la baisse de la production pétrolière projetée au cours de cette période», d’après le Minfi.

« les dépenses et charges totales du budget général de l’État sont projetées à 4909,2 milliards en 2021, en hausse de 202,1 milliards en valeur absolue et 4,3% en valeur relative par rapport à 2020...”

Partant l’objectif de déficit recherché, ajouté à cela le niveau d’engagement actuel du gouvernement camerounais, « les dépenses et charges totales du budget général de l’État sont projetées à 4909,2 milliards en 2021, en hausse de 202,1 milliards en valeur absolue et 4,3% en valeur relative par rapport à 2020. » En outre, « entre 2022 et 2023, ces dépenses et charges se situeraient à 5279 milliards, en augmentation de 369,9 milliards (+7,5%) par rapport à 2021.

Les lignes directrices du Dpeb ont été adoptées lors du Conseil de cabinet du 02 juillet dernier. La présentation de ce document aux élus de la nation entend participer à l’organisation efficace des débats en commission et lors des séances plénières pour favoriser les échanges sur les questions stratégiques, « en évitant les débats sur les allocations de ressources et les questions à caractères locales », dixit le Minfi.