Maurice Kamto, président du Mrc (Mouvement pour la renaissance du Cameroun)

“Les Camerounais doivent s’indigner face à la barbarie.”

Maurice Kamto lors discours le 19 mai veille de la fête de l’unité nationale/Yaoundé/19/2020

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a appris avec consternation et stupeur, le décès révoltant du journaliste Samuel Abuwe Ajieka, dit « Samuel Wazizi », annoncé le 02 juin 2020. M. Abuwe Ajieka avait fait l’objet d’une arrestation arbitraire le 2 août 2019 à Buea, dans la Région du Sud-Ouest, suivie de sa détention au secret depuis le 7 août 2019, détention au cours de laquelle il a subi les pires actes de torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants qui ont entraîné sa mort.
Le Mrc présente à sa famille, ses amis, ainsi que l’ensemble de la corporation des journalistes Camerounais, ses condoléances les plus attristées, auxquelles il joint l’expression de sa sympathie émue.
Le Mrc condamne sans réserve ces actes et traitements odieux et barbares d’un régime pour lequel la vie des Camerounais n’a aucune valeur. Il rappelle que le jeune Abuwe Ajieka n’est qu’une victime de plus, après tant d’autres, qui ont payé de leurs vies le prix de l’exercice de leur métier.
Le Mrc n’exige que les responsables de ces actes, à tous les niveaux, y compris les donneurs d’ordre, soient identifiés, poursuivis devant les tribunaux et sanctionnés selon la loi.
Le MRC, dont nombre de ses membres ont connu dans leur chair la barbarie du régime de Monsieur Biya, et dont quinze (15) d’entre eux font toujours l’objet d’une détention arbitraire dans des conditions inhumaines, appelle les Camerounais à s’indigner face à la barbarie et à se mobiliser pour arracher leur dignité et leur liberté confisquées par ce régime criminel.
 
 

Cabral Libii, président du Pcrn (Parti camerounais pour la réconciliation nationale)

 Le régime de monsieur Biya reste l’unique responsable de cette situation.

Cabral Libii, président du Pcrn

J’ai appris avec stupeur et chagrin, le décès du journaliste Samuel Wazizi dans des circonstances troubles.
J’adresse mes sincères condoléances à la famille du défunt et au corps des médias camerounais.
Je demande au gouvernement de faire toute la lumière sur cette affaire et de tirer toutes les conclusions qui s’imposeront à l’issue d’une enquête diligente et impartiale.
Je réaffirme mon attachement à la liberté de la presse et à la dignité des journalistes et des citoyens  camerounais victimes des privations de liberté.
J’en appelle une fois de plus à la libération sans délais de toutes les personnes injustement ou longuement incarcérées dans une perspective d’apaisement du climat social et de la lutte contre la pandémie à coronavirus, dont la prison est un terrain fertile de propagation.
Le pouvoir de Monsieur Biya reste l’unique responsable de cette situation et devra rendre des comptes à la famille du défunt et au peuple camerounais.
 
 

Serge Espoir Matomba, secrétaire général du Purs (Peuple uni pour la rénovation sociale)

Le journaliste n’est pas un danger par sa mission d’informer

Serge Espoir Matomba, secrétaire général du Purs

Mes chers compatriotes !
La chronique politique de notre pays nous envoie encore les échos d’un autre drame sur le visage. Le journaliste Samuel Wazizi serait décédé de suites de torture pendant son incarcération.
Cette triste nouvelle nous parvient alors que l’Humanité est encore sous le choc et les secousses des images du meurtre de l’Américain Georges Floyd par un policier de son pays.
Le tollé provoqué par chacun de ces événements à la fois si loin et si proches suffit à nous rappeler le caractère sacré et précieux de la vie humaine. Mais il invite davantage à se demander comment peut-on en arriver encore à telles barbaries alors que l’Humanité prétend être de plus en plus civilisée. Faillite de nos systèmes et de nos politiques ou bien simple incapacité de l’Homme à étouffer et à tuer les germes de son côté animal malgré son éducation ?
Le journaliste n’est pas un danger par sa mission d’informer, d’éduquer et de divertir .Il ne doit donc pas être en danger.
Et sans liberté, il n’y a pas d’enfants de la famille humaine, mais des esclaves. Sans liberté, il n’y a pas de vérité. Cette recherche exigeante est nécessaire car on ne peut rien construire de solide hors des sentiers de la vérité.
Cet autre incident doit inviter le Gouvernement à tirer les leçons de la place des Droits de l’Homme au sein de notre Armée.
Parce que dénoncer ne doit pas être une mode mais une conviction, j’adresse mes sincères condoléances à la famille du défunt et à la presse toute entière.
Ne transformons pas notre société en un mur de peurs !
 

Alice Sadio, ancien secrétaire général de l’Afp (Alliance des forces progressistes)

Demain, ce sera peut-être moi ou toi…

Alice Sadio, ancienne secrétaire général de l’Afp, lors du grand dialogue national/Yaoundé/30/11/2019.

#Wazizi: #POURQUOI et #DE QUOI est mort ce compatriote ?
Est-ce trop demander que demander des comptes à ceux qui le retenaient captif ?
Demain, ce sera peut-être moi ou toi…Vivement, #DEBOUT pour un Cameroun dans lequel les #CITOYENS se sentiront effectivement en sécurité. Un Cameroun dans lequel notre jeunesse, nos enfants, auront envie de rester…