Les arguments d’ordre sanitaire et juridique s’opposent.

Par Florentin Ndatewouo


Christian-Penda-Ekoka, président du comité de gestion de Survie-Cameroun; Olivier-Bibou, Nissack-porte-parole de Maurice Kamto à Yaoundé au Minsanté après le rejet du don/30/05/2020.jpg
7 mai 2020


« En période de crise, les querelles politiques doivent se taire. Je voudrais bien croire un temps soit peu que Survie Cameroon-Survival Initiative (ScSi) est illégal. Pourquoi en tant que républicain Atanga Nji n’appelle pas les leaders de SCSI et leur donne la dite autorisation pour sauver des compatriotes dans le besoin si il voudrait vraiment que tous les camerounais lutte contre le covid-19 ?» Ainsi, s’interroge     un internaute après la correspondance du ministre de la Santé publique le 30 avril 2020.
Dans cette adresse, Mananouada Malachie, invite Christian Penda Ekoka, président du comité de gestion de l’association Suivie Cameroon-Survival Initiative (ScSi), à prendre attache avec le ministre de l’Administration territoriale, en sa qualité de tutelle des associations et partis politiques, à l’effet de mettre à disposition des dons. Sur le réseau social Facebook, un commentateur estime que, « ne pas prendre ces dons de l’opposant Maurice Kamto montre aux camerounais que nos dirigeants s’en foutent de leur santé! » Un avis qui n’est pas partagé par son contradicteur : « Oui tout appui, mais non celui des troublions et des frondeurs de l’État… Cela a été fait ailleurs, nous le savons, mais dans le respect des autorités et des “usages” en vigueur. Ce qui hélas, n’est pas le cas ici. Aussi n’appartient-il jamais aux individus de forcer la main à l’État, il reste le seul à décider en toute liberté de qui recevoir de l’aide et même de son opportunité. » D’aucun estiment par ailleurs que la démarche du ministre de la Santé publique lève l’équivoque : « il se trouve que l’association survie Cameroun créée par le pr Kamto avait été déclarée illégale par le Minat. Or c’est à travers ladite association que le prof a fait le don. Donc, logiquement, le Minsante ne pouvait que se trouver en difficulté face à cette situation. Je pense que ce dernier a fait preuve de sagesse en renvoyant le donateur au Minat. »